Une étude indépendante confirme les bénéfices de l’éducation sur la microenterprise
Freedom from Hunger reconnaît que les femmes pauvres sont les personnes les mieux équipées pour réaliser des changements durables lorsque des prêts à fonds de roulement sont livrés en complément d’une éducation pratique et opportune. Des études précédentes ont prouvé les bénéfices de l’éducation sanitaire sur la nutrition et l’habilitation des femmes et sur les revenus des familles. Une étude d’impact de deux ans récemment menée au Pérou a montré des bénéfices positifs lorsque l’on intégrait l’éducation de l’entreprise à un programme de microfinance. L’étude, menée en partenariat avec Dean Karlan de l’Université de Yale, Innovations for Poverty Action et FINCA Pérou, a montré que les femmes qui participent à l’éducation de l’entreprise avaient plus de chance de réinvestir leurs bénéfices, de maintenir des registres et d’innover dans leur entreprise que les groupes de femmes qui n’avaient reçu que des prêts. De plus, les participantes à l’éducation ont rapporté avoir gagné des revenus plus élevés. Ces clientes ont aussi régularisé leur revenu durant les mois où les ventes baissent. Cela est important parce que, pour les pauvres, les mois lents peuvent signifier moins de nourriture, être obligé de retirer les enfants de l’école ou se tourner vers des bailleurs onéreux. L’étude a aussi montré que des résultats positifs pour les femmes peuvent se transformer en bénéfices pour l’organisation. FINCA Pérou a fait l’expérience d’une augmentation du taux de remboursement de prêt et celui de la rétention des clients parmi les femmes qui ont reçu de l’éducation, deux indicateurs de pérennités ; l’institution a développé sa capacité à maintenir un service pour les pauvres à plus long terme.